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Nouvelles règles de mobilisation du CPF : comprendre (vraiment) les plafonds 2026

Depuis le 20 février 2026, les règles d’utilisation du Compte Personnel de Formation (CPF) ont évolué dans le cadre de la Loi de finances 2026 et de ses décrets d’application. Ces ajustements introduisent notamment des plafonds pour certaines actions de formation.

Mais attention : toutes les formations ne sont pas concernées. Une confusion persiste aujourd’hui sur le terrain, et elle peut conduire à des arbitrages défavorables pour les salariés comme pour les entreprises.

Décryptage

Pourquoi ces nouvelles règles ?

 

L’ambition affichée par les pouvoirs publics est claire : faire du CPF un outil plus structuré, mieux orienté vers des formations à forte valeur professionnelle, davantage régulé sur le plan financier

 

L’objectif est aussi de prioriser les parcours certifiants et qualifiants, tout en encadrant certaines dépenses jugées moins stratégiques.

 

Ce qui change concrètement

Permis de conduire légers (A1, A2, B, BE)

Le montant maximum mobilisable est fixé à 900 €.

 

Désormais, seuls les demandeurs d’emploi et les salariés bénéficiant d’un cofinancement,  (employeur, OPCO, Région…), ainsi que les salariés bénéficiant d’un abondement dû à une incapacité permanente au moins de 10 % (victimes d’un accident du travail ou de maladie professionnelle) peuvent mobiliser leur CPF pour ces formations.

 

À l’inverse, sans cofinancement ou sans statut de demandeur d’emploi, il n’est plus possible d’utiliser son CPF pour ces permis.

 

À noter : les permis poids lourds et transport de personnes (C1, C, CE, D, etc) ne sont pas concernés par ce plafonnement.

Bilan de compétences

Le plafond est désormais fixé à 1 600 €.

 

Pour financer un bilan avec votre CPF, vous ne devez pas avoir déjà bénéficié d’un financement public ou privé pour un bilan au cours des cinq dernières années

 

Ce plafond s’applique quel que soit l’objectif : reconversion, évolution interne ou clarification de projet.

 

Un point mérite d’être posé : ce niveau de plafonnement interroge au regard de l’intensité d’accompagnement requise. Un bilan de compétences de qualité repose sur plusieurs entretiens approfondis, des outils d’analyse et d’évaluation, un travail d’ingénierie personnalisé, un suivi dans la durée. Le plafond de 1 600 € peut apparaître en décalage avec l’investissement réel des consultants et la profondeur attendue d’un accompagnement structurant.

Certifications inscrites au Répertoire Spécifique (RS)

Le plafond est fixé à 1 500 €.

 

Ces certifications concernent principalement :

  • Des compétences transversales (langues, bureautique, soft skills…)
  • Des habilitations ou certifications complémentaires

 

Ce sont des formations ciblées et souvent de courte durée, qui viennent compléter un profil.

 

Exception notable : CléA, qui reste finançable sans plafond.

 

 

Une confusion à lever absolument : Répertoire Spécifique (RS) vs Répertoire National des Certifications Professionnelles RNCP

 

Toutes les formations CPF ne sont PAS plafonnées. C’est ici que se situe la principale incompréhension actuelle seules les formations complémentaires, les formations d’adaptation inscrites au RS le deviennent. Les formations qualifiantes ou diplômantes inscrites au RNCP permettant d’obtenir un diplôme, un titre professionnel une certification métier reconnue, restent finançables sans limite CPF, car elles sont considérées comme structurantes pour l’employabilité.

Ce que cela change pour les utilisateurs

Le CPF reste un levier puissant, mais son utilisation devient plus stratégique. Les bénéficiaires doivent désormais mieux arbitrer entre formations courtes et parcours certifiants, rechercher des cofinancements et surtout comprendre les deux répertoires de formation.

Dans ce contexte les démarches individuelles sans soutien externe deviennent de plus en plus complexes.

Nouveau décret 2026-234 : un reste à charge en hausse

Le décret 2026-234, paru ce 1er avril 2026, introduit une autre évolution importante : le reste à charge passe de 103,20 € à 150 € pour toute mobilisation du CPF.

Cette augmentation, bien que modérée en apparence, s’inscrit dans une logique de responsabilisation des utilisateurs. Elle renforce aussi une réalité : le CPF devient un outil de co-investissement, et non plus un financement entièrement autonome.

Nouvelles règles de mobilisation du CPF

Dans ce nouveau contexte, le rôle des entreprises devient central. Abonder le CPF de ses salariés présente plusieurs intérêts :

 

  • Sécuriser les parcours professionnels (notamment via les bilans de compétences)
  • Anticiper les mobilités internes
  • Renforcer l’engagement et la fidélisation
  • Co-construire des trajectoires alignées avec les besoins de l’entreprise

 

Ces évolutions rendent indispensable un effort accru d’information et de pédagogie.

 

Aujourd’hui, beaucoup de salariés et même certaines entreprises tendent à penser que tout est plafonné or c’est plus nuancé.

 

Une meilleure compréhension des règles vise à éviter des renoncements inutiles, à orienter vers des parcours plus pertinents et à optimiser réellement les droits CPF

La réforme 2026 du CPF marque un tournant, plus de régulation, mais aussi plus de responsabilité partagée.

 

Si l’instauration de plafonds peut limiter certains projets à court terme, les formations RNCP restent pleinement accessibles sans restriction, confirmant la volonté de soutenir les parcours qualifiants.

 

Dans ce nouvel environnement, une chose devient essentielle s’informer, anticiper… et coconstruire les projets de formation, notamment avec l’entreprise.

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