Sinistralité 2024 : Ce que les RH doivent retenir sur les accidents du travail et les maladies professionnelles
La gestion des risques professionnels est un enjeu majeur pour toutes les entreprises. Le rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels dresse un état des lieux complet de la sinistralité et des prestations versées pour les accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles. Pour les équipes RH et les dirigeants, ces chiffres sont essentiels pour adapter la prévention, l’accompagnement des salariés et la stratégie de santé au travail.
Une sinistralité globalement stable, mais avec des évolutions à suivre
En 2024, la branche AT/MP couvre près de 20,8 millions de salariés et plus de 2,5 millions de sections d’établissement cotisantes. Voici les principaux enseignements du rapport :
- Accidents du travail : légère diminution de 1,1 % avec un indice de fréquence de 26,4 pour 1 000 salariés.
- Accidents de trajet : légère progression de 0,7 %.
- Maladies professionnelles : poursuite de l’augmentation de 6,7 %, avec un focus sur :
- Troubles musculosquelettiques (TMS) : +6,6 %, représentant près de 90 % des MP.
- Pathologies liées à l’amiante : +8,5 %.
- Affections psychiques : +9 %, parmi les maladies professionnelles hors tableau.
Ces chiffres confirment que si les accidents du travail restent relativement stables, les maladies professionnelles, notamment liées au stress et aux TMS, continuent de progresser. C’est un signal fort pour les services RH : la prévention et l’accompagnement des salariés doivent rester prioritaires.
Pourquoi ces chiffres concernent directement les RH ?
Pour les équipes RH et la direction, la sinistralité a des conséquences concrètes :
- Impact sur l’absentéisme et la productivité : chaque accident ou maladie professionnelle entraîne des arrêts de travail, parfois longs.
- Obligations légales : la prévention des risques professionnels est encadrée par le Code du Travail
- Gestion financière : les cotisations AT/MP dependent de la sinistralité. Une hausse des maladies professionnelles peut augmenter les coûts pour l’entreprise
- Bien-être au travail : les affections psychiques et les TMS reflètent la nécessité d’une politique de santé globale et proactive.
Bonnes pratiques pour limiter la sinistralité
Voici quelques leviers concrets que les RH peuvent mettre en place :
- Prévention des TMS : ergonomie des postes, formation à la manutention et aménagement du temps de travail
- Accompagnement psychologique : dispositifs internes ou externes pour soutenir les salariés en souffrances mentale
- Analyse régulière des accidents et incidents : mise en place de tableaux de bord pour détecter les zones à risque
- Communication et sensibilisation : campagnes internes sur la sécurité, le bien-être et les bonnes pratiques.
Ces actions ne réduisent pas seulement les accidents et maladies professionnelles, elles renforcent aussi l’attractivité et la fidélisation des talents.
Le rapport 2024 de l’Assurance Maladie met en lumière des tendances importantes pour l’entreprise : si les accidents du travail stagnent, les maladies professionnelles, notamment psychiques et musculosquettiques, continuent de croître. Les équipes RH dovent adopter leur stratégie de prévention et renforcer l’accompagnement des salariés pour limiter les impacts humains et financiers.
Pour rester proactif, intégrer ces donnés dans votre politique RH et santé au travail est essentiel. CATALYS Conseil accompagne les entreprises dans l’analyse des risques, la prévention et l’optimisation de la gestion des sinistres professionnels.
Source : Rapport annuel 2024 de l’Assurance Maladie – Risques professionnels, novembre 2025
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